Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

ParLéa

Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

La voix des femmes résonnera  dans le monde le samedi 24 novembre  !

A moins que vous viviez coupé.e du monde, vous avez sûrement entendu parler de la manifestation #NousToutes prévue demain, le mouvement de libération de la parole féminine dérivé de sa version américaine #MeToo, née suite aux révélations d’agressions sexuelles par le réalisateur Harvey Weinstein.

Celle-ci s’inscrit plus largement dans le contexte de la Journée internationale de lutte contre les violences à l’égard des femmes, qui a lieu, comme chaque année, le 25 novembre. A cette occasion et parallèlement à la manifestation #NousToutes, une multitude d’événements est organisée par diverses associations féministes partout dans Paris.

Célébrée par l’ONU, la journée est communément nommée « Orange Day » et accompagnée de communications visuelles portées sur la couleur symbolique de l’orange, une couleur optimiste, pour symboliser un monde meilleur, sans violence à l’égard des femmes et des filles. Mais, en ce premier anniversaire du mouvement #MeToo, celle-ci sera sûrement aux couleurs du mouvement #NousToutes, à savoir le violet, couleur résultant du mélange rose – bleu et symbolisant l’effacement des différences de genre.

 

Un peu d’histoire…

Mais d’où vient cette Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes ?

Cette journée trouve ses origines dans la République Dominicaine. Dans les années 1930-1960, ce pays vivait sous la dictature de Rafael Trujillo. Il contraint la famille Mirabal, composé de quatre sœur et de leurs parents, à se rendre à de nombreux événements festifs lors desquels il fit des avances répétées et non désirées à la cadette, Minerva. Malgré ses harcèlements ainsi que la torture et emprisonnement de son père, qui causèrent sa mort, elle persista dans son refus.

Elle continua de mener coûte que coûte ses études en droit, fait rare pour une femme à l’époque, devenant ainsi l’un des visages politiques de la résistance envers Trujillo. Elle organisait avec ses sœurs des réunions secrètes visant à renverser le dictateur, qui tenta à maintes reprises de briser leur volonté à force d’emprisonnements et de tortures. En vain. Il ordonna donc, le 25 novembre 1960, l’assassinat des trois sœurs aînées : Patria, Minerva et María Teresa. 

Bien que maquillé en accident de la route, comme la grande majorité des assassinats de ses opposants politiques, personne ne crût à cette théorie et les trois sœurs Mirabal restèrent aux yeux de tous des martyrs et le symbole féminin de la résistance à l’oppression.

 

L’exportation d’un symbole sur la scène internationale.

Cet événement resta invisible aux yeux de la communauté internationale, jusqu’en 1993 où l’Assemblée Générale des Nations-Unies adopta la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes – précisant que ce terme comprendrait désormais les menaces et violences physiques, sexuelles et psychologiques à leur égard.

Puis, en 1999, elle déclara officiellement le 25 novembre, jour de l’assassinat des sœurs Mirabal, comme la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes journée qui encourage les associations, organisations internationales et gouvernements à programmer des événements de sensibilisation à cette occasion chaque année.

 

Que faire lorsqu’on est parisien.ne et féministe ce samedi ?

Si vous souhaitez découvrir ou développer vos connaissances sur le sujet des violences à l’égard des femmes et comment, même à l’échelle individuelle, les combattre, voici un petit tour d’horizon des événements organisés à Paris pour cette journée :

  • Bus solidaire du Barreau de Paris et de la Fondation des Femmes

Les avocat.e.s du Barreau de Paris et la Fondation des Femmes accueilleront les femmes afin de répondre à toutes leurs questions et problèmes juridiques. Pour toutes les femmes victimes de comportements à caractère sexiste (violences sexuelles, physiques ou morales, harcèlement, discrimination, cyber-attaque, etc.). Les consultations juridiques gratuites seront avec ou sans rendez-vous.

Date : Dimanche 25 et lundi 26 novembre

Horaire : 9h30 – 16h30

Lieu : parvis de l’Hôtel de Ville – Paris 4e

Inscription : forcejuridique@fondationdesfemmes.org

 

  • Formation : Violences faites aux femmes : comprendre et agir

L’Observatoire régional des violences faites aux femmes du Centre Hubertine Auclert organise une formation gratuite ouverte à tou.te.s  les professionnel.le.s. Les places étant limitées, seulement 2 personnes par structure pourront s’inscrire.

Date : Lundi 26 novembre

Horaire : 9h – 17h

Lieu : Conseil régional d’Île-de-France, Hémicycle – 57 rue Babylone – Paris 7e

Inscription : www.centre-hubertine-auclert.fr / formulaire-formation-les-violencesfaites-aux-femmes-comprendre-etagir-26-novembre-2018

 

  • Rencontre professionnelle : Michetonnage et escorting à l’adolescence, consentement ou emprise ?

L’association Charonne organise une rencontre sur la présentation de la Consult’sexo : comprendre le phénomène, pour repérer et agir, les conduites à risques prostitutionnels des jeunes. Cela sera l’occasion d’aborder le repérage, la santé sexuelle des adolescent.e.s, les traumatismes et sexualités abîmées, ainsi que la difficulté de l’accompagnement des jeunes michetonneuses. Quelle intervention éducative face au déni, aux fugues et aux violences ?

Date : Jeudi 29 novembre

Horaire : 9h30 – 12h

Lieu : Association Charonne Espace femmes 3 bd Magenta – Paris 10e

Inscription : Bénédicte Bertin benedicte.bertin@charonne.asso.fr 01 46 07 80 79 (25 places)

Site : www.charonne-asso.fr

 

  • Atelier d’initiation à l’auto-défense, en partenariat avec l’association Trama.

L’auto-défense permet d’apprendre la mise en œuvre de l’ensemble des moyens disponibles pour préserver son intégrité physique face à tous types d’agressions. Il englobe la totalité des actions verbales ou physiques s’exerçant dans le cadre défini par la légitime défense.

Date : Jeudi 29 novembre

Horaire : 14h – 16h

Lieu : Association Charonne Espace femmes 3 bd Magenta – Paris 10e

Inscription : Bénédicte Bertin benedicte.bertin@charonne.asso.fr 01 46 07 80 79

 

  • Exposition artistique : Ensemble contre les violences

Autour de la lutte contre les violences faites aux femmes, des artistes, femmes et hommes, en situation de handicap ou valides, présentent leurs œuvres et leurs démarches artistiques dans le local associatif de l’association Femmes pour le dire femmes pour agir (FDFA). Le lundi 19 novembre à 18h aura lieu le vernissage en présence de Blandine Métayer, marraine de l’association Femmes pour le dire, femmes pour agir (FDFA), de Typhaine D et des artistes exposant.e.s.

Date : Du lundi 19 au vendredi 30 novembre

Horaire : de 10h à 13h et de 14h à 18h

Lieu : Femmes pour le dire, femmes pour agir (FDFA) 2 rue Aristide Maillol – Paris 15e (Accessibilité des lieux pour les personnes en situation de handicap : entrée par le 127 rue Falguière)

Contact : contact@fdfa.fr

Site : www.fdfa.fr

 

  • café-théâtre littéraire : Sortir du silence – Acte II Deuxième acte de Sortir du silence, écrit en 2018

FDFA propose un moment et un lieu, un temps et un espace pour que surgisse la parole, s’exprime la révolte et s’épanouisse le témoignage ! Une soirée de café-théâtre pour lutter contre les violences faites aux femmes. Les mots blessent autant que les coups qui meurtrissent. Sous-entendus, lourds silences, reproches… Violences ! Avec la participation de Blandine Métayer, des élèves de l’EHAS, d’Olivier Manceron, d’artistes féministes en situation de handicap ou non. Les débats seront retranscrits en direct par vélotypie.

Date : Vendredi 30 novembre

Horaire : 19h – 21h30

Lieu : Patronage Laïque 61 rue Violet – Paris 15e (Accessibilité des lieux pour les personnes en situation de handicap.)

Contact : contact@fdfa.fr

Site : www.fdfa.fr

 

  • Ciné-débat Mustang, réalisé par Deniz Gamze Ergüven

Femmes de la terre organise la projection du film Mustang qui relate l’histoire de cinq jeunes sœurs qui tentent de résister aux projets de mariage que veulent leur imposer leur famille. La projection sera suivie d’un débat avec les juristes de l’association sur les questions liées aux violences faites aux jeunes filles et aux mariages forcés.

Date : Jeudi 29 novembre

Horaire : 14h – 17h

Lieu : Association Femmes de la terre 2 rue de la Solidarité Paris 19e

Contact : fdlt92@gmail.com

Site : Page Facebook de l’association Femmes de la Terre

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