Rencontre à la Mairie du XIIIe de Paris – 8 septembre 2017

ParLéa

Rencontre à la Mairie du XIIIe de Paris – 8 septembre 2017

Vendredi 8 septembre, la présidente des Équipes d’Action Contre le Proxénétisme (EACP), et la chargée de communication, se sont rendues à la mairie du 13e arrondissement, place d’Italie, pour un rendez-vous avec Geneviève Dourthe, adjointe aux affaires sociales, des familles, de la solidarité et de la lutte contre les exclusions, ainsi qu’avec Laurent Miermont, adjoint en charge de la sécurité, de la prévention et de la politique de la ville.

Ce rendez-vous faisait suite à une lettre, envoyée par notre chargée de communication, en réaction à une vidéo postée sur Facebook par le maire du 13e arrondissement, Monsieur Jérôme Coumet. Dedans, il mettait, entre autres, en avant la présence de prostituées d’origine asiatiques aux abords d’établissements, notamment scolaires. Il précisait également avoir envoyé une lettre concernant cette situation au ministre de l’Intérieur de l’époque, Monsieur Gérard Collomb. Or, sa missive était restée sans réponse.

 

Dans notre lettre, nous avons détaillé, au maire, les actions de notre association, aussi bien juridiques et sociales. Nous lui avons expliqué que nous nous étions constitués partie civile dans des affaires concernant des salons de massages asiatiques à maintes reprises, et que nous maîtrisons le sujet.

 

Lors de ce rendez-vous, les deux adjoints sont revenus sur deux points précis : les salons de massage et la prostitution de rue. Les salons de massage, qui proposent des finitions à caractère sexuel, représentent presque 90% de l’activité prostitutionnelle dans le 13e arrondissement. Or, pour endiguer ce fléau, les enquêtes sont longues et les actions peu rapides. Concernant la prostitution de rue, les prostituées, âgées de 35 à 55 ans, attendent et alpaguent leurs clients notamment aux abords des écoles primaires. Ce qui déplaît fortement aux élus et riverains. Elles pratiquent en France, mais sont souvent sous l’égide de réseaux mafieux asiatiques / internationaux. La famille, restée au pays, est une caution pour les proxénètes, qui menacent les prostituées afin qu’elles continuent à travailler pour eux. Les filles iraient, selon l’adjoint chargé de la sécurité, jusqu’à racoler auprès des parents, à la sortie des écoles.

 

Parmi nos propositions, les deux adjoints se sont montrés intéressés par le projet de clean tag. Il s’agirait de produire un tag, qui est biodégradable, aux abords des endroits fréquentés par les prostitué(e)s. Il pourrait s’adresser aux prostitué(e)s et / ou aux clients. Sous forme de témoignage ou en mettant un chiffre en valeur, il montrerait, aux prostitué(e)s, que leur activité est dangereuse et que nous sommes là pour les aider à en sortir. Pour les clients, il rappellerait l’interdiction pénale d’avoir recours à un(e) prostitué(e).

 

À propos de l’auteur

Léa administrator

Laisser un commentaire